(Liminaire de la «Lettre aux amis des Monastères Saint Antoine & Protection de la Mère de Dieu», année 2009)
Le premier janvier est le début de l’année civile. Mais c’est le premier septembre qui marque le début de l’année chrétienne. Je dis bien : de l’année chrétienne, car ce premier septembre n’est pas simplement le commencement de l’année liturgique. Ou plutôt, c’est parce qu’avec lui commence l’année liturgique qu’il est le début de l’année chrétienne. En effet, la liturgie et tout le cycle liturgique ne sont pas seulement un aspect de notre vie chrétienne, mais c’est ce cycle liturgique qui doit structurer toute notre vie spirituelle, toute notre vie de chrétien. Il en est la source principale. Ne nous disons jamais : « Oh, cette année, je n’irai pas à l’église pour la Nativité de la Mère de Dieu, ou pour l’Exaltation de la Croix, ou pour la Sainte Rencontre ; j’ai autre chose à faire. » Ce serait rater un degré de cette échelle au sommet de laquelle le Christ nous attend, ce serait brûler une étape importante de notre transformation en Christ. Si, chaque année, nous parcourons ainsi toute la vie terrestre du Seigneur, — bientôt le mystère de sa naissance, puis la Théophanie de son baptême, sa retraite de quarante jours au désert, — notre Carême, — sa Passion, sa Résurrection, l’envoi du Saint-Esprit au jour de la Pentecôte et l’immense floraison de sainteté qui en a résulté pour l’ Église, — c’est pour que nous en vivions toujours plus profondément, toujours avec une intelligence renouvelée, pour que toujours nous en percevions davantage, au fond de notre cœur, la saveur merveilleuse. Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »























































