La Vraie Voie Spirituelle

La prière est sobre. Elle est incompatible avec toutes les formes de « pentecôtisme ». Les « pentecôtistes », comme les membres de la plupart des sectes, se manifestent par diverses extravagances, notamment des danses et des cris. Il est mauvais de rechercher par un effort de la volonté les états spirituels. Il faut prier, et attendre avec patience et humilité. Les techniques de ravissement des mystiques occidentales sont inacceptables. La méditation telle qu’ils la recommandent est très malsaine, car l’homme fait alors un effort de volonté pour trouver des idées, alors que tout doit être dans l’attitude morale. La spiritualité est dans l’être et non dans les idées.

La prière de Jésus ne peut être pratiquée en dehors de l’Église ; c’est l’Église qui lui donne son sens. Elle ne peut être envisagée isolément, être séparée de son contexte. La prière de Jésus est un ensemble. Elle doit s’accompagner de la lutte contre les passions. Or ceci n’est possible que dans l’Église, par la force que nous communiquent les sacrements. En dehors de l’Église, et sans la lutte contre les passions, la prière de Jésus n’est pas valable. La prière implique la pratique des vertus et notamment de l’humilité. Elle doit se faire dans un état de contrition. Elle suppose également la pureté ; sans pureté, elle ne peut être valable et devient « nerveuse ». Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

La Priere

Il y a deux aspects dans la prière : une demande d’aide et une contemplation.

Nous devons avoir constamment l’attitude d’un petit enfant qui, face aux difficultés ou aux dangers, recourt spontanément à l’aide de sa mère ou de son père.

La prière doit être notre respiration première. La prière, même quand elle marche bien, doit être reprise de nouveau chaque jour. Rien n’est acquis pour les jours suivants. Chaque matin est un recommencement.

De même que le corps devient malade et meurt si on ne le nourrit pas, l’âme devient malade et meurt si l’on ne prie pas. La prière, c’est la nourriture de l’âme. Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

Le Repentir

La pénitence est avant tout une demande de pardon à Dieu pour une pensée, un acte ou un état.

Il ne faut jamais, en se levant, se décourager à cause des fautes qu’on a commises la veille ou les jours précédents. Il faut commencer chaque jour comme s’il était nouveau, il faut dès le matin tout reprendre de zéro. D’autre part, il faut vivre chaque jour comme s’il était le dernier. Les Pères disent que toute journée qui n’a pas été vécue ainsi est une journée perdue.

Il faut avoir la certitude qu’il n’y a pas de déterminisme dans le péché, mais que Dieu est toujours plus fort que le péché et qu’il n’est pas de péché ou de passion qui ne puisse être finalement vaincu par la force de la grâce. Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

Paroles Staretz Serge Chevitch (Γαλλικά, French)

Juger Ses Propres Pensées

Il faut dans chaque acte et chaque pensée de sa vie mettre le levain de la prière. Et si l’on a raté un acte, il faut mettre le levain de la pénitence. Il faut mener une vie attentive, avoir toujours une conscience vigilante. Il faut surveiller chaque acte et chaque pensée. Il faut s’habituer à juger ses actes et à discerner ses pensées. Il faut voir celles qui viennent du diable et les rejeter avant qu’elles ne trouvent des échos en nous.

Les passions se manifestent d’abord dans la pensée, puis, si elles trouvent un écho en nous, c’est-à-dire si nous leur prêtons attention, si nous leur manifestons de l’intérêt, notre sentiment collabore avec elles (c’est à ce moment que naît notre responsabilité ; avant, tant que nous n’avons pas porté intérêt aux pensées, nous ne sommes pas responsables). Enfin, dans un troisième temps, elles se traduisent en actes. Ce passage à l’acte est grave. Il faut absolument empêcher cette évolution en refusant de dialoguer avec les pensées quand elles apparaissent. Il faut les repousser immédiatement. Car si nous acceptons les pensées, elles demeureront en nous et nous feront croire qu’elles nous appartiennent, qu’elles constituent notre nature. Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

Un bon pour la vie spirituelle

Nous devons nous efforcer d’avoir dès le départ la bonne Weltanschauung, la bonne conception de la vie.

Il faut veiller à être toujours alerte, dans un état de dynamisme, ce que saint Paul appelle le « zèle ». Il faut exclure toute passivité, ne pas se laisser aller, mais prendre sa vie en main ; ne pas se laisser guider par ses sensations, son imagination, ses impressions, mais être en tout et toujours maître de soi. C’est la vertu que les Pères appellent la « tempérance » en son sens le plus large. Nous avons reçu pour cela la force de la grâce, que nous avons reçue dans les sacrements. Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

Le Père Serge Chévitch (1903-1987), un Starets Russe en Île de France. Biographie (4)

Photo prise le 30 Novembre 1957 devant l'entrée de l'église des Trois Saints Hiérarques, à l'occasion de la consécration de Monseigneur Antoine Bloom (quatrième à partir de la droite, imberbe). Le Père Sophrony et le Père Serge sont en deuxième et quatrième position à partir de la gauche.

Ordonné diacre le 11 et prêtre le 12 septembre 1945 en la cathédrale Alexandre-Nevsky, rue Daru à Paris, le Père Serge fut désigné comme recteur de l’église de la Sainte-Trinité à Vanves. À cette charge vint très peu de temps après s’ajouter celle d’higoumène du skit du Saint-Esprit au Mesnil-Saint-Denis près de Trappes (Yvelines).

Pendant cette période, le Père Serge était en relation épistolaire suivie avec le célèbre Starets Chariton, higoumène du monastère de Valaam, qui lui donna maints conseils utiles pour sa vie spirituelle. Ancore… Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

Le Père Serge Chévitch (1903-1987), un Starets Russe en Île de France. Biographie (3)

Le novice Georges (le futur Père Grégoire) Krug

À la banque, son travail n’était pas très accaparant et lui laissait beaucoup de temps libre. Il l’occupait alors à lire, à relire et à recopier des œuvres des Pères de l’Église. Il appréciait particulièrement les Apophtegmes des Pères du désert et l’Échelle de saint Jean Climaque qu’il recopia entièrement.

Menant de plus en plus une vie de prière et cherchant à mettre en application les enseignements des Pères dont il se nourrissait quotidiennement, Cyrille se sentit attiré par la vie monastique. Empêché de s’y engager immédiatement (il devait subvenir aux besoins matériels de sa famille et de deux servantes âgées), il menait cependant autant que possible la vie d’un moine « dans la ville ». En 1938, il confia son projet de devenir moine au Starets Silouane. Ce dernier lui donna sa bénédiction dans la dernière lettre qu’il écrivit, concluant celle-ci par un conseil qui allait se révéler prophétique : « Va et dis le plus possible aux gens : «Faites pénitence !» ». Écrite peu de jours avant la mort du Starets, elle fut trouvée sur sa table de travail par le Père Sophrony qui se chargea de la poster. Alors que Cyrille se disposait à se retirer au Mont-Athos, la guerre éclata. Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »