Nous sommes tous des aveugles-nés.!

le miracle de l' aveugle de la naissance

 L’ histoire qui nous est contée aujourd’hui par l’ Evangile, à savoir le miracle de l’aveugle-né, est particulièrement d’actualité. Un jour le Seigneur, passant devant un aveugle-né connu de tout Jérusalem, sans rien lui demander au sujet de sa vie, ni de sa foi, le guérit. Ce fut d’un coté un grand miracle pour la population mais aussi une grande offense pour les Pharisiens. Il commencèrent à exercer des pressions sur le miraculé en cherchant à savoir qui avait bien pu faire un tel miracle, miracle qui leur était bien impossible de faire. Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

L’Ancien Éphrem de Katounakia (6/12/1912 – 27/2/1998) – (5) Paroles sur la prière

L'Ancien Éphrem de Katounakia avec ses frères spirituels, les futurs Anciens Charalampos de Dionysiou et Joseph de Vatopaidi, debout

La plus belle prière, c’est celle que tu conçois sur l’instant. Ce n’est pas suffisant, si nous voulons, disons, communier le lendemain, de lire la veille au soir les prières avant la communion. Voici ce que nous lisons : « Mes lèvres sont souillées, mon cœur impur… », sans comprendre ce que nous lisons. Il faut que toi-même tu trouves une prière, toi-même : alors tu comprends ce que tu dis à Dieu. Cela acquiert une grande puissance, pour ainsi dire, une grande force !  Encore… Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

L’Ancien Éphrem de Katounakia (6/12/1912 – 27/2/1998) – (2) Paroles sur la maîtrise de soi

Évangélos Papanikitas, le futur Ancien Éphrem, alors qu'il avait 18 ans

Ne relâche à aucun moment la surveillance sur toi-même. Surveille-toi à chaque instant, examine-toi, tu dois te contrôler. Es-tu en règle maintenant ? Toi qui es moine, si tu es un violent, si tu es un combattant, tu t’examineras toi-même, toute la journée tu te demanderas : « Où en suis-je ? »

Le médecin n’est pas le seul à suivre le malade : celui-ci s’examine aussi lui-même, car il observe si les médicaments que lui a donnés le médecin lui font de l’effet. Ce n’est pas seulement le rôle de l’Ancien de suivre son disciple petit à petit ; toi aussi tu dois t’examiner toi-même. Encore… Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

Mieux organiser ou faire patience ? (2) Le bon goût, c’est d’être le dernier

Certes, si, comme le dit le Christ, nous nous aimons les uns les autres et que nous sommes d’accord sur notre but final, nous serons invincibles. Ma prière est que Dieu nous accorde la grâce de devenir vraiment une famille où il n’y a pas de conflit, pas de jalousie. Et mon seul désir est que cette famille vive d’une vie pleine (cf. Jean 10, 10). Encore… Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

Homelie Pascale St Jean Chrysostome

Le jugement et l’entrée dans la vie éternelle s’accomplissent, selon saint Syméon le Nouveau Théologien, dès ici-bas, avant la mort et la résurrection, dans les saints vivant en communion constante avec Dieu.

La conscience de la plénitude de l’Esprit-Saint donnée à chaque membre de l’Église, selon la mesure de l’élévation personnelle de chacun, fait évanouir les ténèbres de la mort, la crainte du Jugement, le gouffre de l’enfer, en dirigeant les regards uniquement vers le Seigneur venant dans sa gloire. Cette joie de la résurrection et de la vie éternelle fait de la nuit pascale un « festin de la foi », où chacun participe, ne fût-ce que dans une très faible mesure et pour quelques moments, à la plénitude du « huitième jour » qui n’aura point de fin. Une homélie attribuée à saint Jean Chrysostome lue chaque année pendant les matines de Pâques, exprime parfaitement le sens de cette plénitude eschatologique à laquelle aspire la chrétienté orientale : Encore… Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

Vie de l’Ancien Joseph l’Hésychaste [1898-1959] (5)

La chapelle de la Mère de Dieu, sur les pentes de l'Athos (1.500 m d'altitude)

La lumière dans le cœur.

Il avait besoin d’indépendance pour mener ses recherches er mûrir sa décision ; c’est pourquoi, au lieu de faire d’emblée acte d’obéissance auprès d’un des Anciens qui vivaient à cette époque, il négocia un arrangement pour cohabiter avec un vieux moine des environs. De là, il se rendait souvent à la grotte de saint Athanase, le « Patriarche » du Mont Athos (†1001), et y rencontrait le père spirituel qui résidait là, homme paisible et ascète endurant. Mais cela ne plaisait pas à son hôte qui se mit à le traiter rudement, comme s’il avait autorité sur lui. Encore….

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Vie de l’Ancien Joseph l’Hésychaste [1898-1959] (4)

L'Ancien Daniel de Katounakia (†1929), aux côtés de saint Nectaire d'Égine (†1920). (icône grecque contemporaine)

Un zèle ardent.

La lecture de ce livre influença tellement l’Ancien qu’il ne pouvait plus rester dans le tumulte de la ville. Il s’en allait dans les endroits inhabités de la banlieue pour y pratiquer l’ascèse à l’imitation des saints moines dont il avait lu la vie : jeûnes, veilles, longues stations debout parfois perché sur un arbre et autres mortifications. Il commença alors à songer au Mont Athos où il pensait trouver des Pères à la mesure de ceux-là. Par une providence opportune, il fit connaissance, à Athènes, avec un moine de la Sainte Montagne qui accepta de l’emmener avec lui à son retour. En attendant, il distribua toutes ses économies en aumônes. Encore… Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

Étapes de la vie spirituelle (2)

En vivant sans péché, on devient capable d’assimiler les dogmes

Est-ce une chose réalisable pour nous de devenir enfants du Père de Jésus-Christ, et de recevoir la vie sans commencement, sans fin, la vie pleinement divine, ou est-ce une utopie qui ne peut d’aucune manière être réalisée ? Nous marchons par la foi. Selon la révélation évangélique, nous sommes appelés à cette vie éternelle. Mais pour arriver à ce mode d’existence ou de vie ou de l’être, il faut que notre propre connaissance augmente et que notre capacité d’assimiler cette connaissance se développe, elle aussi. Après avoir passé une certaine période de préparation, qui consiste dans notre effort de vivre sans péché, notre esprit devient capable d’aborder le problème des dogmes, et ensuite nous commençons à croire avec compréhension, non seulement avec une foi élémentaire, mais avec une connaissance du contenu de la vie éternelle en Dieu. Encore… Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

Étapes de la vie spirituelle (1)

À l’occasion de la parution de “La Félicité de connaître la Voie”

Je bénis Dieu de me donner maintenant la possibilité d’avoir cette rencontre avec vous. Ayant entendu qu’on vous avait donné ce petit livre (“La Félicité de connaître la Voie”) à tous, à chacun, j’ai pensé, à cause de cet événement dans notre vie, de parler avec vous pour qu’après mon départ vous ayez une idée comment nous avons bâti ce que nous appelons maintenant « notre Monastère ». Je rends grâce, je le répète, au Seigneur parce que maintenant je vois que votre état intérieur est préparé pour entendre ma parole.

Nécessité de la présence de porteurs de la connaissance spirituelle

Quand j’étais arrivé au Mont Athos, à partir du chœur où je me tenais comme novice, je pouvais voir les moines et j’ai senti qu’ils priaient d’une manière orthodoxe, et je me suis demandé : Encore… Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

Les Capacités Spirituelles

Tout a un sens religieux. Dieu est le créateur de tout. On ne peut pas dire que quelque chose soit sans rapport avec Dieu.

L’esprit est quelque chose de différent de l’âme et du corps, et en même temps il n’en est pas séparé. Il ne faut pas avoir une vision de l’esprit, de l’âme et du corps comme de facultés séparées. Il ne faut pas voir cela de manière scolastique, comme Aristote ou Thomas d’Aquin. Les trois sont distincts et en même temps unis, à l’image de la Trinité.

On peut distinguer trois grandes facultés dans l’homme : l’intelligence, la volonté et l’affectivité ou les sentiments.

Ces trois facultés doivent s’aider, se contrôler et se soutenir l’une l’autre. Quand l’une est déficiente, il faut faire intervenir les deux autres pour rétablir l’équilibre. Quand l’intelligence ou le sentiment sont déficients, il faut faire agir la volonté. Quand le sentiment et la volonté ne vont pas, il faut faire intervenir l’intelligence. Quand l’intelligence ou la volonté ne vont pas, il faut faire jouer le sentiment. Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

La Raison contre la Foi

La foi chez beaucoup de chrétiens en Occident a cessé d’être un état pour devenir une idée qu’on a sur Dieu.

Quand on fait un travail théologique d’ordre intellectuel, il faut le faire dans un esprit de prière, car c’est la seule garantie de ne pas tomber dans des erreurs. Si quelqu’un veut nous contredire au sujet de la foi, nous adresse des objections dans un esprit de malignité, il faut faire intérieurement une prière au Saint-Esprit afin qu’il nous éclaire et nous indique ce qu’il faut répondre.

Il ne faut pas se laisser accabler par les pensées des choses matérielles, et ne pas se crisper sur elles, mais garder au contraire vis-à-vis d’elles un certain détachement. En ayant ce détachement nous pourrons d’ailleurs mener plus facilement à bien toutes nos entreprises. Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

« Forme de Dieu » et « Forme de Serviteur » (2)

La kénose est l’abaissement du serviteur qui ne cherche pas sa propre gloire mais celle du Père qui l’a envoyé. Le Christ n’affirme jamais, ou presque jamais, sa divinité. En se renonçant totalement, en laissant sa nature divine inapparente, en abandonnant toute volonté propre au point de dire : « Le Père est plus grand que moi », il accomplit sur la terre l’œuvre d’amour de la Trinité. Et par le respect infini dont il témoigne envers la liberté humaine, au point de ne montrer aux hommes que le visage douloureusement fraternel de l’esclave et la chair douloureusement fraternelle de la croix, il éveille en l’homme la foi comme une réponse d’amour : car seuls les yeux de la foi reconnaissent la forme de Dieu sous la forme de l’esclave et, déchiffrant sous un visage humain la présence d’une personne divine, apprennent à déceler en tout visage le mystère de la personne créée à l’image de Dieu.  Ancore…

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« Forme de Dieu » et « Forme de Serviteur » (1)

« Ayez en vous les sentiments mêmes qu’on doit avoir dans le Christ, lui qui était de forme divine ne s’est pas prévalu de son égalité avec Dieu ; il s’est dépouillé lui-même, prenant forme d’esclave et se faisant semblable aux hommes. Ayant ainsi revêtu l’aspect d’un homme, il s’est abaissé plus encore en se rendant obéissant jusqu’à la mort et la mort sur la croix. Aussi Dieu l’a-t-il souverainement exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse, aux deux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue professe que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Ph2, 5,11). Ancore…

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Image et Ressemblance (3)

Le but de la liberté, explique saint Grégoire de Nazianze, c’est que le bien appartienne en propre à celui qui le choisit. Dieu ne veut pas rester possesseur du bien qu’il a créé : il attend de l’homme plus qu’une participation aveugle, toute naturelle. Il veut que l’homme assume consciemment sa nature pour la posséder librement comme bonne, pour reconnaître avec gratitude dans la vie et dans l’univers les dons de l’amour divin.  Ancore…

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La Création (3)

C’est pourquoi on ne peut objectiver le rien originel. Nihil, ici, veut dire simplement que rien « avant » la création n’existait « en dehors » de Dieu. Ou plutôt que cet « en dehors » et cet « avant » sont absurdes, puisque c’est justement la création qui les pose. Penser cet « en dehors » c’est se heurter au rien, c’est-à-dire ne plus pouvoir penser. Il n’existe que par la création, il est cet « espacement » même qui constitue la création. De même, on ne peut évoquer ce qui existait « avant » la création : le « commencement » n’a pas de sens en Dieu, il naît avec l’être créé, c’est la création qui constitue le temps dont l’avant et l’après sont des termes. Comme l’« en dehors », l’« avant » se ramène au nihil, supprime la pensée. L’un et l’autre, diraient les Allemands, sont des « concepts limites ». Ainsi toute la dialectique de l’être et du néant est absurde : le néant n’a pas d’existence propre (ce serait d’ailleurs une contradiction in adjecto), il est corrélatif à l’être même des créatures ; celles-ci ne sont fondées ni en elles-mêmes, ni dans l’essence divine, mais uniquement sur la volonté de Dieu. Cette absence de fondement propre est le néant. Le stable, le permanent pour la créature c’est donc son rapport à Dieu ; par rapport à elle-même elle se ramène au rien.  Ancore…

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La Création (2)

La création est donc un acte libre, un acte gratuit de Dieu. Elle ne répond à aucune nécessité de l’être divin. Même les motivations morales qu’on lui donne parfois sont platitudes sans importance : le Dieu-Trinité est plénitude d’amour, il n’a pas besoin d’un autre pour épancher son amour puisque l’autre est déjà en lui, dans la circumincession des hypostases. Dieu est donc créateur parce qu’il a voulu l’être : le nom de créateur est secondaire par rapport aux trois noms de la Trinité. Dieu est éternellement Trinité, il n’est pas éternellement créateur comme l’a cru Origène qui, prisonnier des conceptions cycliques de l’Antiquité, le mettait ainsi dans la dépendance de la créature. Si l’idée de création comme acte entièrement libre nous gêne, c’est que notre pensée viciée par le péché identifie la liberté et l’arbitraire ; Dieu nous apparaît alors comme un tyran fantaisiste. Mais si, pour nous, la liberté, quand elle n’adhère pas aux lois de la création (à l’intérieur de laquelle nous nous trouvons), est un arbitraire mauvais qui désagrège l’être, pour Dieu, qui transcende la création, la liberté est infiniment bonne : elle suscite l’être. Dans la création en effet, nous reconnaissons l’ordre, la finalité, l’amour, tout le contraire de l’arbitraire. Les qualités de Dieu, qui n’ont rien à faire avec notre pseudo-liberté désordonnée, s’y manifestent. L’être même de Dieu se reflète en la créature et l’appelle à participer à sa divinité. Cet appel et la possibilité d’y répondre constituent pour ceux qui se trouvent à l’intérieur de la création la seule justification de celle-ci.  Ancore… Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

Les deux « monothéismes » 2

Il vaut de s’arrêter un peu sur Plotin, qui représente peut-être le sommet de l’Antiquité non biblique, et dont la pensée sera assimilée et utilisée par de nombreux Pères (recevant par eux un véritable accomplissement).

Pour Plotin, le premier degré de la connaissance se situe dans l’âme du monde, qui intègre l’unité diverse du cosmos et dont les dieux sont autant d’aspects. Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

Les deux « monothéismes » 1

Dieu n’est pas l’objet d’une science, et la théologie se différencie radicalement de la pensée des philosophes : le théologien ne cherche pas Dieu comme on cherche un objet, il est saisi par lui comme on est saisi par une personne. Et c’est parce qu’il a d’abord été trouvé par Dieu, parce que Dieu, pourrait-on dire, est allé le trouver dans la rencontre de la Révélation, qu’il peut ensuite chercher Dieu, comme on cherche de tout son être une présence (donc aussi avec son intelligence). Le Dieu de la théologie est un « Tu », c’est le Dieu vivant de la Bible, l’absolu certes, mais un absolu personnel que l’on tutoie dans la prière. Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »

Message de Noël

Homélie du Père Sophrony (Γαλλικά, En Français).

Sofronios2A l’intention de ceux qui sont présents ici pour la première fois, je voudrais dire que je m’adresse avant tout à mes frères et à mes sœurs, aux membres du monastère. Notre conversation aura donc un caractère purement monastique, c’est-à-dire relatif à notre vie.

Dieu révèle les mystères du salut

La dernière fois, Dieu m’a donné de parler de la vision dogmatique de notre foi. J’ai dit que malgré toute la différence et toute la distance qu’il y a entre Dieu et nous, le Seigneur a trouvé le moyen de nous sauver de notre état misérable. Comment pouvons-nous nous préparer à être avec un Dieu aussi grandiose, aussi absolu ? Pendant la Liturgie de Saint Basile, durant la Grande entrée nous disons cette prière :

« Ô Toi qui Es,

Ô Dieu le Père, Maître et Seigneur,

Qui nous as créés et nous as introduits dans cette vie,

Qui nous as montré la Voie du salut,

Qui nous as donné la révélation des Mystères célestes… »

C’est de ces mystères célestes que nous parlerons.

Dans la chute d’Adam, nous avons perdu la vraie idée du Royaume de l’amour du Père. Dans les commandements du Christ… Διαβάστε τη συνέχεια του άρθρου »